Ouh!Ouh! le bel et vilain enfumage!
Dire que j’ai fait 26 km aller-retour à vélo pour assister à cela: cette tentative de bel enfumage pour nous faire accepter l’inacceptable, un soutien au vote du budget à la Région avec ce magnifique article déclarant l’entrée du Conseil Régional au Syndicat Mixte de notre futur Aéroport.
La ficelle fut « hénaurme » grosse comme un cable de Tanker ( dixit Thomas Legrand ce matin à propos du ralliement républicain du FN de la Marine)
D’abord une présentation interminable de plus de trois heures qui retardaient l’heure fatidique du débat, puis l’ami Yannick qui surtout ne prenait pas position, mais qui nousexpliqua d’une petite voix étrange, l’art du compromis du temps canonique ou il était à Greenpeace, ensuite François de Rugy qui s’evertua à nous démontrer combien cet agrément étaitparadoxalement une position de force et le summum fut atteint avec Jean Philippe qui nous présenta en Power Point un tableau sublime d’avantages et d’inconvénients une oeuvre magnifique de prose verte, de techno-politique.(J’aimerai bien l’encadrer au dessus de mon lit).
Cecile Dufflot avait eu le bon flair de ne pas se compromettre dans cette affaire et de ne pas venir.
Chers amis du Conseil Régional, arrêtez de vous tordre les méninges, de vous les essorer laissez parler votre cœur, relâcher vous, je ne doute pas de vos convictions, ne votez pas ce budget, exigez le retrait du Syndicat Mixte ( Signe tangible de l’engagement du Conseil Régional).
Cela n’empêchera pas la terre de tourner, l’ami Jacques se retirera, même si en vieux singe il rentrera ailleurs par la fenêtre, mais au moins vous serez en paix avec votre conscience, vous sortirez de l’hémicycle la tête haute, (pas la queue entre les jambes), vous aurez l’assentiment de la base, cette base à qui vous devez tout et qui sur le terrain( le plancher des vaches)affronte les forces d’un ordre rétrograde, intéressé et véreux, et enfin vous renforcerez l’image auprès de nos électeurs de cette écologie politique mise a mal aujourd’hui de Cancun à Copenhague en passant par Paris.
Et cela c’est du gagnant-gagnant!

J’ai réussi à faire tout de même un beau portrait de Jamila et de Yannick
L’incongruité d’un Palais des Sports à Trélazé
En exclusivité la présentation Power Point qui n’a pu être diffusé à la réunion publique dite de concertation: cliquez ici
Le projet de Pôle multifonctionnel Culture et Sports dénommé aussi Palais des Sports sur le site de la Porée à Trélazé est un projet incongru , inadapté et inconséquent.
Cette implantation pharaonique, fruit de la prétention de ses décideurs, est aussi absurde et irraisonnée que le choix du Qatar pour l’organisation de la Coupe du Monde de Football 2022.
Un projet inutile
Que ce soit dans sa version salle de spectacle ou celle de salle de sports, cette enceinte n’a aucune raison d’être.
En tant que salle de spectacles et de prestations musicales, l’agglomération d’Angers dispose déjà des infrastructures suffisantes et qui sont loin d’être surexploités.
*L’Amphitea (récemment rénové) ne propose durant ce semestre 2011 que 10 dates.
*Le Centre des Congrès une quinzaine de dates ,
*Le Centre Jean Carmet à Murs Erigné 6 dates de concerts
*La Salle Atlhetis des Ponts de Cé: 4 réservations au printemps 2010
Il n’y a pas de saturation et au contraire plutôt pénurie de spectacles susceptibles de remplir de tels espaces. Aux spectacles de masse souvent couteux 50€ la place, le public semble préférer des espaces de proximité et des petites jauges à des prix plus abordables. ( d’où la réussite du Chabada ou du THV de St Barthélémy)
Ainsi le Festival Estival de Trélazé doit son succès à sa gratuité et parce qu’il se déroule en plein air, on n’imagine pas ce même festival à l’intérieur d’une enceinte fermée.
De plus un nouveau Palais des Congrès devrait voir le jour près du Théâtre le Quai, ce qui va augmenter l’offre sur l’agglomération.
Du coté sportif, aucun club d’Angers Loire Métropole n’a besoin d’une telle capacité et encore moins ceux de Trélazé. ( la salle de la Goducière en cours de rénovation est largement suffisante).
La fréquentation de la salle de La Meilleraie à Cholet de l’ordre de 3300 spectateurs alors que c’est un club phare de PRO A en Basket.
De même le SCO d’Angers atteint 6500 spectateurs en moyenne pour une capacité de 18 000 spectateurs. La nouvelle tribune de 5400 places qui a couté 2,6M€ n’a pour l’instant pour ainsi dire pas été utilisée ( record 10 500 places pour la venue de Nantes à l’automne).
Ce projet est à la hauteur de l’ineptie de la tribune du SCO et des projets de nouveau stade pour l’agglomération.

L’Amphitéa d’Angers
Un projet inapproprié
Il existe, c’est vrai un réel besoin en salles de sport du côté du Bourg à Trélazé. L’étalement de la ville et ses polarités nécessitent des implantions ciblées et localisées.
Or cet équipement ne répond nullement à ce besoin de proximité. On n’imagine pas les écoliers du Bourg faire deux ou trois kilomêtres aller-retour à pied pour utiliser cette salle. Une implantation sur le site du stade Bioteau aurait été adéquat.
De même la ville développe un énorme projet d’urbanisation à la Quantiniere-Guériniere (8000 habitants à terme) qui ne bénéficiera d’aucun équipement sportif. Le bon sens aurait été de proposer des infrastructures sportives et associatives sur ce nouveau quartier.
Cet investissement plutôt polyvalent, ne permettra plus la création d’équipements plus appropriés ou plus spécialisés: salle de boxe ou de judo, de tennis etc…
La piscine de la Goducière est en fin de vie, comment pourra t-on la rénover ou la renouveler.
Les associations sportives ont besoin de disposer de lieux spécifiques et personnels afin de favoriser l’investissement de leurs bénévoles et le développement de leurs activités.
Ce pôle multifonctionnel se réalisera donc au détriment des autres structures sportives plus modestes mais dynamiques de la commune.
Le zénith de Nantes
Coté spectacle, un espace de 500 places, complémentaire de l’Avant Scène et à proximité du Pôle Culturel aurait répondu au mieux aux besoins de la ville et des associations culturelles. (Médiathèque, Ecole de Musique, Men Glaz,etc…)
Dans ce domaine, il est nécessaire de disposer d’équipements permanents, disponibles et opérationnels.
Un projet dispendieux
Cet équipement de 18,5 M€ ( prix initial, il y a souvent des dérives de coût sur ce type de projet) va absorber complétement la capacité d’endettement de la ville, ne lui laissant aucune disponibilité. Cela représente une contribution de 1500 € par habitant, 7500 € le prix d’une petite automobile pour une famille de 5 personnes.
La mobilisation consentie est du même ordre que celle exercée pour la rénovation urbaine du quartier des Plaines, souvent présentée par la municipalité comme un effort très conséquent.
Il ne restera plus d’œufs dans le panier des finances de la ville pour réaliser les autres équipements nécessaires à l’épanouissement de la cité.
Dans le contexte d’endettement généralisé des collectivités: état, région département , la commune, on le pressent, sera située en première ligne pour pallier aux défaillances des autres structures. Il faut anticiper ces reflux de financements.
Dans ce contexte: agiter le leurre d’une baisse éventuelle de l’imposition locale (en référence aux voeux 2011 de la municipalité) est une manœuvre vraiment grossière.

Le Palio de Boulazac(Dordogne)
Priorité à l’emploi
Le site de la Porée était idéalement situé pour être transformé en zone artisanale dans le prolongement de la Zone du Buisson et de la Zone Ferdinand Vest qui l’enserrent, car il est bien desservi et peut supporter les nuisances ordinaires des activités industrielles.
Trélazé ne dispose plus à l’heure actuelle des espaces suffisants pour le développement industriel.
Dans un contexte aussi difficile en terme d’emploi ( à ce jour 900 chômeurs sur la commune, contre une proposition de 10 à 15 emplois sur le site de Pôle Emploi) il est véritablement inconvenant de privilégier des loisirs, plutôt que l’activité économique .
Une boursoufflure inesthétique et désuète
Au niveau purement urbanistique, ce Palais des Sports risque de se poser comme une verrue architecturale sur ce site spécifique des friches ardoisières.
A l’image de l’Amphitéa, du Zenith de Nantes, du Palio de Boulazac, du fait du manque de culture esthétique des décideurs et des contraintes financières, il y a un fort risque de voir se poser sur ce territoire particulier des bords de Loire, un vaisseau lourdingue, sur-dimensionné ( hauteur 25 m) qui va entacher le paysage trélazéeen pour des dizaines d’années.
Au niveau idéologique, ce projet est bâti sur des concepts désuets, sports de foules, culture de masse, apogée du règne automobile, ignorance et mépris des impacts de l’urbanisation sur l’environnement.
Cette idéologie n’a pas d’avenir dans une période où nous devons reconsidérer nos modes de vie vers une certaine sobriété énergétique, vers une relocalisation de notre économie, une reconstruction de notre tissu relationnel et humain.
Situé enfin dans une zone à forts risques pour les inondations puisqu’interdite pour la construction d’habitations, on risque fort de voir un jour ce beau vaisseau sombrer.
Et si ce n’est sous les coups de boutoirs d’une crue centenaire, ce naufrage sera certainement d’ordre économique et politique, conséquence de la vanité, de l’orgueil et de l’inconséquence des hommes.

Le palais des sports de St Nazaire
Des cantonales écologiques à Trélazé

C’est avec un grand plaisir que je vais apporter mon concours à Jamila DELMOTTE candidate Europe Ecologie Les Verts sur le canton Angers Trélazé en tant que suppléant. Jamila est adjointe à la Mairie d’Angers, elle est une challenger idéale sur ce canton à cheval sur Angers face au jeune Gregory Blanc 1er adjoint de Trélazé. Nous allons défendre vaillamment les valeurs de l’écologie plutôt malmenées ces jours ci et quasiment inexistantes sur ce canton très ancré à gauche. Il va falloir composer avec des territoires très différents du quartier très urbain au village de campagne en passant par une ville Trélazé peut-être un peu trop ambitieuse. L’écologie a recueilli durant ces dernières élections entre 10 et 15 % des suffrages et nous espérons continuer notre ancrage local voire l’améliorer. Nous allons faire un travail de terrain en essayant de mobiliser un peu plus les énergies qui nous soutiennent mais qui n’ont pas encore franchi le pas d’un engagement militant. N’hésitez pas à venir nous rencontrer et pourquoi pas nous rejoindre dans cette belle aventure.
ATOLL, une verrue supplémentaire dans la campagne angevine
« ATOLL est une verrue supplémentaire dans notre douce campagne angevine,
un nouveau furoncle pustuleux, pestilent, putréfiant.
( pas besoin de chausser les lunettes d’Antoine pour voir cela)
C’est l’ultime résurgence maléfique, machiavélique, de notre société consumériste,
son ultime et sublime régurgitation.
C’est le point de concentration extrême, la confluence de l’égotisme exacerbé, décérébré avec
le pur « produit » calibré, ciblé, siglé par des publicitaires aux aguets.
Ce produit exsangue, façonné par des petites mains élimées, extrait de la gangue
terrestre, puis trituré,corrompu, dévoyé à des fins uniquement mercantiles.
Ce produit qui telle une bulle poisseuse aura fait deux fois le tour de terre,
avant d’éclater dans les yeux du quidam leurré, ébloui, aveuglé.
Ce même produit qui peu après finira incinéré, partira en fumées néfastes souillant
nos beaux ciels azurés.
Et l’on verra ces Zombies lobotomisés trépignant les mains sur le volant, téléguidés par le grand « gogol »
converger vers ce temple factice en abrutis ravis.
Et l’on verra ces cohortes de cloportes parqués comme au Veld’Hiv, errés en rond
dans cette arène sans âme, dénué de toute beauté humaine, dénué de rencontre et d’espérance humaine.
Et puis l’on verra d’autres bougres, les mêmes quelquefois, tenus en laisse à l’extérieur,
muselés par leur insolvabilité, saliver à distance, donnant aux heureux élus l’arrogance
des pseudos privilégiés.
ATOLL n’est qu’une ile qui vend du vent, du vent mauvais et chassieux, du vent tripotant les bas instincts,
une pollution insane qui salit le paysage comme les esprits. »
Novembre 2010 Jean François Barrat

La solitude du Coopérateur de fond.
Samedi à Ecouflant (à l’examen et le vote des statuts d’Europe Ecologie pour les Pays de Loire) , l’attitude de Yannick Jadot a été personnellement la source d’une grosse déception. Il a exhorté en effet les participants à voter OUI sur les statuts d’Europe Ecologie pour ne pas mettre soi-disant en péril la construction du mouvement. Il a mis tout le poids de sa notoriété dans la balance et surtout pris à parti certains intervenants favorable au NON dont j’étais. Faire pression sur un vote de cette façon n’est pas à son honneur, ce n’est surtout pas respecter la démocratie qui doit en toute situation suivre son cours sans intervenir sur son flux. Il a en fait eu l’attitude qui me fait honnir les partis, cette obligation soi-disant morale de garder les doigts sur la couture du pantalon, cet aspect grégaire à la Panurge que je ne pourrai jamais suivre. C’était justement la force d’Europe Ecologie que d’agréger des points de vue diversifiés, hétéroclites. Les électeurs nous avaient appréciés pour cela. Autre déception de la part de Yannick, ses doutes exprimées sur le non-cumul des mandats , décidément le pouvoir et la réussite font tourner la tête. Samedi à défendre le statut de coopérateur, je me suis senti bien seul. Franchement, je ne vois pas comment ce système de castes peut fonctionner. Les « intouchables » (les coopérateurs) risquent de rejoindre le banc et l’équipe sera relégué rapidement en seconde division au rang des amateurs. Les professionnels eux pourront alors tranquillement cuisiner ensemble en famille. Et si la sauce ne prend pas, il sera facile aussi d’accuser les trublions ou les poids-morts qui nuisent à la confection du ragout.
Le coopérateur de fond Jean François Barrat
